DESCARTES AU PANTHEON
DESCARTES AU PANTHEON

L'église Saint Germain des Prés

Le 26 février 1819, on transféra en cérémonie les cendres de Descartes ainsi que celles de Montfaucon et de Mabillon à l'église Saint Germain des Prés et on les déposa dans la chapelle dite de Saint-François de Sales où des tables en marbre noir portent des inscriptions qui attestent la date de leur mort et de leur translation en ce lieu (d'après Jacques-Antoine Dulaure, Histoire de Paris, Paris, Furne et Cie, 1839, 6e éd., tome premier)

MEMORIAE
RENATI DESCARTES
RECONDITIORIS DOCTRINAE
LAVDE
ET INGENII SVBTILITATE
PRAECELLENTISSIMI
QVI PRIMVS
A RENOVATIS IN EVROPA
BONARVM LITTERARVM STVDIIS
RATIONIS HVMANAE
IVRA
SALVA FIDEI CHRISTIANAE
AVTORITATE
VINDICAVIT ET ASSERVIT
NVNC
VERITATIS
QVAM VNICE COLVIT
CONSPECTV
FRVITVR

La cérémonie du 26 février 1819

Jean-Baptiste Joseph Delambre, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, qui a assisté à la cérémonie de 1819, relate en ces termes la translation des restes de Descartes dans son Histoire de l'Astronomie Moderne :

"Pendant la révolution française, à la spoliation des églises, les restes de Descartes avaient été déposés au Musée des monumens (sic) français ; en 1819 ils furent transportés solennellement dans l'église de Saint Germain des Prés. Là, on ouvrit publiquement la caisse qui renfermait les ossemens (sic). Sur une caisse intérieure était attachée une plaque de plomb, sur laquelle, après l’avoir nettoyée, nous pûmes lire une inscription fort simple, portant le nom de Descartes, avec les dates de sa naissance et de sa mort. Avant de descendre les ossemens dans le caveau destiné à les recevoir, on avait fait l’ouverture 3e la caisse intérieure, et l’on en avait tiré quelques ossemens ; un seul avait une forme reconnaissable, c était l os de la cuisse ; le reste était ou peu remarquable ou tout-à-fait réduit en poudre. J ai dit que ces restes avaient été transportes solennellement, c’est-à-dire que cette pompe était celle d un convoi ordinaire ; la cérémonie était présidée par le maire de l’arrondissement ; quelques membres de l’Institut composaient le cortège, et pour tout chant triomphal on exécuta un libera et le dies irœ (et ab luedis me sequestra) ; on demanda à Dieu de ne pas confondre Descartes avec les boucs et les réprouvés."

In Histoire de l’Astronomie Moderne, M. Delambre, Paris, 1821, Tome second, page 200

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