DESCARTES AU PANTHEON
DESCARTES AU PANTHEON

Descartes dans sa jeunesse est entourée de personnes qui s'appellent Jeanne

 

VRAI

Sa soeur aînée Jeanne nait en 1593. Leur mère qui s'appelait elle aussi Jeanne, meurt en 1597 à l'occasion d'un accouchement. Le jeune Descartes est alors confié à sa grand-mère maternelle qui est aussi sa marraine, Jeanne Sain.

Descartes était présent au siège de la Rochelle

 

VRAI / FAUX

Il n'existe pas de preuves directes et incontestables que René Descartes ait assisté au siège de La Rochelle en 1627-1628. Cependant, plusieurs indices et arguments indirects suggèrent qu'il aurait pu être présent ou du moins proche des événemements:

 

En 1628, Descartes était en France après avoir voyagé en Europe. Il était connu pour s'intéresser aux événements militaires et politiques de son époque. Il avait d'ailleurs servi dans l'armée de Maurice de Nassau et plus tard dans celle de Maximilien Ier de Bavière. Enfin, certains biographes de Descartes, comme A. Baillet, ont suggéré que Descartes aurait pu être présent à La Rochelle ou dans ses environs pendant le siège.

 

Il n'en reste pas moins des arguments s'opposant à cette supposée présence. Il n'existe aucune lettre, aucun journal ou aucun document contemporain qui atteste explicitement de la présence de Descartes à La Rochelle pendant le siège. Descartes lui-même n'a jamais mentionné dans ses écrits avoir assisté à ce siège. En 1628, il était d'ailleurs principalement occupé par ses travaux philosophiques et scientifiques.

Parmi les scientifiques dont la présence a été attestée au siège de la Rochelle, on trouve côté anglais, le physicien hollandais Cornelis Drebbel et côté français, le cryptologue Antoine Rossignol et le mathématicien Girard Desargues (ci-contre dans une illustration tirée du livre de Louis Figuier, Vies des savants illustres de l'antiquité au XIXe siècle, vol 2)

Descartes a réalisé une poupée mécanique à l'image de sa fille aprés sa mort

 

FAUX

Cette légende tenace trouve son origine dans un livre d'anecdotes, Mélanges d'histoire et de littérature, recueillis par Vigneul-Marville écrit en 1699 par un moine chartreux, Bonaventure d'Argonne (pp 137 du volume II dans l'édition de 1713). Cartésien zélé, il prétendait que l'existence d'une fille illégitime n'était qu'une invention de ses détracteurs pour salir la mémoire de Descartes. Ce dernier aurait au contraire construit un automate pour appuyer sa théorie des animaux machine. La scéne finale se déroule sur un bateau dont le capitaine découvre la poupée dans les bagages de Descartes et épouvanté, jette l'automate à la mer. L'histoire connut un regain d'intérêt quand Anatole France la reprit dans La Rotisserie de la Reine Pédauque (pp. 137-8, Paris, 1893). Cette histoire qui existe sous de multiples formes a donné lieu à de nombreuses analyses et même une exposition.

L'illustration ci-contre est extraite d'un ouvrage de George Newnes, Pictorial Knowledge, une encyclopédie pour la jeunesse publiée dans les années 30 (vol. 6, London, 1933-4) et probablement la première représentation visuelle de cette histoire.

Descartes est mort empoisonné

 

FAUX

Les preuves formelles accusant François Viogué, aumonier à l'ambassade de France à Stockholm ont toujours été minces mais le coup fatal à cette théorie a été porté par le Dr Charlier en octobre 2020. Le médecin légiste a en effet procédé à l'ouverture de la tombe de Descartes dans l'Église St Germain des Prés et fait réaliser une analyse toxicologique sur les ossements découverts. Aucune trace d'arsenic ni de mercure n' a été découverte.

Version imprimable | Plan du site
© LES AMIS DE RENE DESCARTES